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Nations et nationalismes

Les ouvrages incontournables

Anderson (B.), L’imaginaire national. Réflexions sur l’origine et l’essor du nationalisme,  Paris, La découverte, [1983] 2002, 213 p.
DDans cet ouvrage incontournable, Benedict Anderson souligne la dimension « imaginaire » des  nations. La nation constitue, selon lui, une construction culturelle spécifique, une « communauté politique imaginaire » forte d’un « univers de références communes »intimement lié à la structure des réseaux de communication existants et dont les traumatismes nationaux constituent l’un des éléments déterminants. Son approche offre un éclairage intéressant pour comprendre la nature du « sentiment d’appartenance nationale ».
Cet ouvrage n’est pas d’un accès facile. Certains extraits peuvent toutefois servir de support pour l’approche du thème « l’affirmation des nationalismes » en classe de quatrième.

Chabot (J.-L.), Le nationalisme, Paris, Presses Universitaires de France (Que sais-je ?), 1986, 127 p.
Ouvrage accessible et relativement complet, Le nationalisme, offre une approche synthétiques des différents éléments nécessaires à la compréhension des multiples facettes du phénomène.
Cet ouvrage peut servir de support à un travail d’histoire ou d’éducation civique dès la quatrième.

Gellner (E.), Nations et nationalisme, Paris, Payot (coll. « Bibliothèque historique »), [1983] 1989, 208 p.
S’intéressant plus particulièrement à l’émergence des nationalismes, Gellner souligne le rôle de la centralisation des institutions visant à éduquer et l’importance des nouveaux moyens de communication dans l’émergence des Etats-nations modernes.
Cet ouvrage semble plus adapté à un public enseignant.

Jaffrelot (C.), « Les modèles explicatifs de l’origine des Nations et du nationalisme – revue critique », p. 139-177, in G. Delannoi, P.-A. Taguieff (éds), Théories du nationalisme. Nation, nationalité, ethnicité, Paris, Éd. Kimé, 1991, 324 p.
Ernest Gellner s’intéresse, dans cet ouvrage, à l’émergence des nationalismes. Il souligne le rôle joué par la centralisation des institutions visant à éduquer et l’importance des nouveaux moyens de communication dans l’émergence des Etats-nations modernes.
Cet ouvrage est plus adapté à un public enseignant.

Wieviorka (M.), La démocratie à l’épreuve. Nationalisme, populisme, ethnicité, Paris, La Découverte, 1993, 173 p.
« Ces phénomènes de fragmentation ou de renforcement des identités de type national procèdent, dans leur phase différentialiste, aujourd’hui largement prédominante, de la conjonction de deux types de processus. D’un côté, ils s’alimentent constamment de la crise économique et, plus précisément de l’exclusion et du chômage qui caractérisent la dualisation des sociétés post-industrielles […]. Le nationalisme devient ainsi d’autant plus puissant, et différentialiste, qu’il est lesté d’une thématique sociale, surchargée de problèmes sociaux non traités, ou de l’égoïsme et des peurs des moins démunis. D’un autre côté, cette tendance, à l’œuvre partout en Europe, procède de sources directement culturelles. Le nationalisme s’organise autour de sentiments, de liens qui unifient la communauté concernée en lui apportant des symboles, un noyau de sens. Là où ce noyau semble menacé, là où une culture nationale semble mise en cause par ce changement, le nationalisme ne se dissout pas purement et simplement, il résiste en se rétractant sur un mode différentialiste » .
L’approche du nationalisme que propose Michel Wieviorka dans cet ouvrage est plus axée vers les dimensions actuelles et parfois anti-démocratiques du phénomène. L’auteur se situe toutefois dans une démarche compréhensive qui ne cède pas aux tentations normatives.
Cet ouvrage sociologique est avant tout destiné à un public enseignant.

Autres ouvrages

Gellner (E.), « Le nationalisme et les deux formes de la cohésion dans la société complexe », p. 233-255, in G. Delannoi, P.-A. Taguieff (éds), Théories du nationalisme. Nation, nationalité, ethnicité, Paris, Éd. Kimé, 1991, 324 p.

Nguyen (E.), Les nationalismes en Europe. Quête d’identité ou tentation de repli, Paris, Éditions Le Monde, 1998, 225 p.

Touraine (A.), Dubet (F.), Hegedus(Z.), Wieviorka (M.), Le pays contre l’État. Luttes occitanes, Paris, Éditions du Seuil (Sociologie), 1981, 320 p.